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Un débat sur les violences sociales à Saint-Dizier (MAS)

La MAS, association du MNCP à Saint-Dizier, a organisé ce mardi 8 octobre une rencontre débat ayant pour thème les violences dans la société. Cette soirée s’est faite en partenariat avec le club Convaincre et a réuni une soixantaine de personnes.

Comprendre l’évolution des violences sociales

Le débat fut précédé par une intervention de Jean-François Yon, ancien responsable du MNCP pendant plus de 15ans. Il était invité par l’association à faire une présentation de ce qu’on appelle les violences sociales, comment elles prennent corps, leurs évolutions et comment certains s’organisent pour lutter contre à travers l’histoire mais aussi aujourd’hui.

Le débat qui s’en est suivi fut animé et ponctué par de nombreuses interventions. Beaucoup ont considéré que le modèle actuel, basé sur une croissance illimitée conduisait à une catastrophe sociale et écologique. Dès lors, la promotion d’un modèle décroissant et propre est apparue comme une nécessité, précisant tout de même que les efforts pour y arriver devaient concerner davantage les plus riches et aisés. Les plus précaires étant eux confrontés au fait de trouver le minimum vital leur permettant de survivre. Pour exemple, l’accès à une nourriture plus saine fut considéré comme impossible car trop onéreux pour les plus précaires.

Quelles mobilisations aujourd’hui ?

Les échanges se sont ensuite portés sur l’affaiblissement des contre-pouvoirs traditionnels. Au premier lieu, les syndicats, qui n’arrivent plus à empêcher le recul des acquis sociaux engrangés le siècle dernier, ce qui entraîne donc l’accroissement des violences. En plus de cela, on assiste au développement des contrats très courts, de l’auto-entrepreunariat mais aussi à l’ubérisation de tout un ensemble de services. Tous ces éléments concourent à rendre plus difficile la mobilisation collective. D’une manière générale, l’individualisme continue à être largement promu au détriment de l’intérêt général.

Toutefois la mobilisation des gilets jaunes sur le pouvoir d’achat, des collégiens et lycéens pour le climat, en dehors des organisations habituelles, témoigne d’une volonté de tenter de retrouver le chemin du collectif. Sans oublier toutes les résistances locales peu médiatisées pour le maintien d’un hôpital, d’une école ou d’espaces réservés à une agriculture respectueuse de l’environnement.  Beaucoup de participants au débat ont regretté la division de la gauche, considérant même cela inacceptable dans la mesure où cela laisse le champ libre à la droite et l’extrême droite.

Face aux violences issues d’un système libéral en développement, il apparaît toujours plus nécessaire de faire vivre des lieux d’expression, de débats, de mobilisation et mettre en œuvre des projets alternatifs. C’est en tout cas ce que la MAS et ses adhérents continuent de faire à travers leurs actions et leurs engagements.