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Lettre #3 – Pauvreté : après les rustines, à quand des mesures à la hauteur ?

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Troisième lettre info du Collectif pour un revenu minimum garanti réunissant : AequitaZ, Réseau Roosevelt Paris/Ile de France, Emmaüs France, Ligue des droits de l’Homme (LDH), Mouvement Français pour un Revenu de Base (MFRB), Maison de la Citoyenneté Mondiale, Mouvement National des Chômeurs et Précaires (MNCP), Collectif Droit au revenu et RSA38.

Pauvreté : après les rustines, à quand des mesures à la hauteur ?

Les situations de pauvreté et précarité sont de plus en répandues dans la société française. Le Secours populaire français évaluait à 1 million le nombre de personnes entrant dans la pauvreté au cours de l’année 2020, s’ajoutant aux 9 millions de personnes s’inscrivant dans une pauvreté désormais structurelle.

Depuis un an que le Covid s’est installé dans le quotidien des Français.es, le contexte social s’est de plus en plus durci, et ce sont notamment les jeunes qui sont désormais en première ligne face à la pauvreté. Emplois précaires, intérimaires, jeunes entrant tout juste sur le marché du travail ou encore étudiants, autant de situations différentes toutes durement marquées par la crise économique et sociale que le pays traverse.

Dans ce numéro de notre lettre d’information nous vous proposons d’explorer les réponses apportées par les acteurs politiques en position de responsabilité ainsi que les forces d’opposition.

En janvier, le Sénat a débattu – et rejeté – une proposition de loi relative aux droits nouveaux dès 18 ans déposée par le groupe Socialiste, Écologiste et Républicain, soutenue par les deux autres groupes de gauche le groupe Écologiste – Solidarité et Territoires ainsi que le groupe Communiste, Républicain, Citoyen et Écologiste. Le texte visait à l’élargissement du RSA aux 18 – 25 ans. Les groupes de droite et du centre ont rejeté en bloc ce texte, dont le contenu est pourtant attendu par nombre d’organisations de jeunesse.

En février, ce sera au tour de l’Assemblée nationale de débattre autour de la question des minima sociaux, de leur élargissement aux moins de 25 ans ainsi que d’une dotation à la majorité.

En parallèle les groupes parlementaires au Sénat ont utilisé leur droit de tirage annuel pour lancer des missions d’information, l’une sur l’évolution et la lutte contre la précarisation et la paupérisation d’une partie des Français, ainsi qu’une mission spécifique sur la politique en faveur de l’égalité des chances et de l’émancipation de la jeunesse.

Ainsi, les initiatives fleurissent au sein des deux chambres législatives. Le gouvernement quant à lui n’a pour l’instant proposé que des aides ponctuelles de faible ampleur. Il mise sur l’insertion par l’activité en dépit du contexte de crise et brandit – sans preuve – le risque d’assistanat pour s’opposer à toute amélioration des minima sociaux.
Force est de constater que l’exécutif actuel, sa majorité parlementaire et les mesures mises en œuvre ou annoncées ne peuvent suffire. Le chemin qui se dessine est, semble-t-il, bel et bien celui d’une génération sacrifiée, par l’inaction de l’État.

Dans l’attente de mesures concrètes et à la hauteur, nos organisations se tiennent à la disposition des parlementaires pour contribuer à leurs travaux et suivront tous leurs travaux en rapport avec la crise sociale actuelle avec attention et intérêt.

 

▶ Lire l’intégralité de la lettre information de février 2021

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