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Une réunion publique à Saint-Georges d’Orques pour TZCLD (CREER)

La commune de Saint-Georges-d’Orques a choisi de s’engager dans le projet TZCLD. Candidate à la mise en place d’une entreprise à but d’emploi (EBE) sur la commune, elle s’engage désormais dans la phase de création de cette entreprise. A ce titre, une réunion publique a eu lieu à laquelle CREER a été invitée. La fédération du MNCP est venue en soutien. Le projet TZCLD pourrait s’étendre à l’Hérault. Il a déjà été présenté à la commune de Montpellier.

Étendre l’expérimentation

La première loi d’expérimentation concernait dix territoires, dont certains sont parvenus à l’exhaustivité. Elle a permis la création de 1200 emplois. La seconde loi est en cours de négociation. La durée de cinq ans est liée au temps expérimental et non au financement et à la pérennité de l’entreprise à but d’emploi (EBE). Deux structures coexistent, TZCLD qui anime et développe le projet, et le fonds d’expérimentation d’où convergent et sont redistribués les financements. TZCLD a fait le choix d’utiliser le coût du chômage pour financer le coût de l’emploi. Un fonds d’amorçage existe afin de combler des déficits transitoires et permettre à l’entreprise à but d’emploi (EBE) d’accéder à l’équilibre.

Tout un travail de préparation doit être fait en amont. Il n’est pas forcément indispensable que les chômeurs et précaires ayant décidé de s’impliquer dans le projet soient inscrits à Pôle emploi. Les conditions sont : être chômeur de longue durée, résider depuis plus de six mois dans la commune, avoir un projet propre correspondant aux besoins du territoire. La recherche du consensus de tous les acteurs locaux (chômeurs, élus, chefs d’entreprises, etc.) s’avère indispensable à la réussite et à la pérennité du projet.

Une approche plus humaine des entreprises

Partant des habitants, l’entreprise à but d’emploi (EBE) est la synthèse de ce consensus avec des équipes qui s’organisent et une convention collective spécifique. Des entretiens et des rencontres ont lieu en ce sens. Dans le processus de mise en place, la prise en compte des locaux, de leur coût, et la mise en place d’un encadrement adéquat s’avèrent indispensables. Chaque EBE choisit le taux de rémunération des salariés, au SMIC ou davantage (possibilité d’avancement dans l’entreprise, d’employé à encadrant).

Une fois rentables, les EBE ne reçoivent plus de subventions. Ainsi, les entreprises locales ne peuvent être désavantagées et être l’objet d’une concurrence déloyale. Le vol des idées (cf. traitement des déchets) des EBE par les grandes entreprises est un risque difficilement palliable à l’embauche desdites grandes entreprises par la suite. TZCLD a fait le choix de la confiance vis-à-vis des TPE et PME et se veut rassurant : des garde-fous ont été créés et le projet, en offrant des services par exemple, se met à la disposition des entreprises (cf. groupement d’employeurs à Pipriac). TZCLD, c’est une nouvelle culture d’entreprise, qui se veut plus humaine associant les collectivités locales, les associations, les élus dans un projet aux intérêts communs qui portent du sens et des enjeux de développement.

Création d’un comité local de suivi

Concrètement, à Saint-Georges-d’Orques, un comité local de suivi, comprenant les chômeurs, les entreprises, les élus, va se mettre en place. Le Comité et organisme d’aide aux chômeurs par l’emploi (CORACE) en Occitanie fera office de relai. Afin qu’il y ait au préalable une dynamique, les personnes sont actrices de leur projet. Sur l’été, l’association Mouvement pour l’emploi cherchera à mobiliser les chômeurs sur la commune de Saint-Georges-d’Orques. Après l’adhésion au projet de l’ensemble de la commune, une réflexion s’engagera sur la mise en place du comité local de suivi.

En hiver, la grève du chômage sera l’occasion de réaliser des travaux sur le territoire. Puis, à l’étape suivante, l’EBE devrait être créée. Fin septembre, la commune de Saint-Georges d’Orques envisage la projection en avant-première du documentaire « Nouvelle Cordée » avant sa sortie en salle en octobre. Ce documentaire fait suite à celui déjà projeté sur M6.

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