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Un collectif pour défendre les droits des permittents et demander le retrait de la réforme de l’assurance chômage

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En France, ils sont presque 2 millions à travailler dans l’hôtellerie, la restauration ou l’événementiel en alternant des contrats courts et des périodes d’inactivités. Déjà très durement frappés par les conséquences du confinement, ils le seront encore davantage avec la réforme de l’assurance chômage. Nous avons échangé avec le CPHRE, le Collectif des permittents de l’hôtellerie-restauration et de l’événementiel.

La création du collectif

Le CPHRE s’est constitué pendant la période de confinement en voyant l’ampleur que prenait cette crise et surtout dans quelle situation elle plongeait, et pour longtemps, toutes celles et ceux qui travaillent de manière irrégulière, de surcroît dans les secteurs de la restauration, de la culture ou du tourisme.

« Aujourd’hui, nous sommes en train de consommer nos indemnités journalières et il n’y aura pas de travail d’ici tôt même si les hôtels, les restaurants et autres traiteurs rouvrent le 2 juin. Ils feront avec leurs salariés et ne feront pas appel à nous. En situation normale, nous, « les extras », on est déjà en situation de précarité mais en période de crise on la subit de plein fouet. »

Dans un premier temps, pour sensibiliser à leurs situations, ils ont lancé une pétition puis un manifeste pour structurer leurs revendications et leur parole. Avec ces outils, un compte twitter et un groupe Facebook qui réunit 3500 personnes, ils tentent depuis de se faire entendre.

« On ne fait pas partie du monde du spectacle, les médias ne se tournent pas facilement vers nous. Nous travaillons d’habitude dans le silence mais cette fois-ci, on crie notre indignation parce qu’encore une fois on nous oublie, on nous ignore royalement. »

Pour un retrait de la réforme de l’assurance chômage

Comme toutes celles et ceux qui travaillent de manière discontinue, ils sont et vont être très touchés par la réforme de l’assurance chômage. Le premier volet de la réforme a déjà exclu plusieurs milliers de personnes du système d’assurance chômage. Le second volet, initialement prévu pour le 1er avril dernier, a été décalé au 1er septembre prochain. Il va modifier les règles de calcul des indemnités et prendra notamment dorénavant en compte les jours non travaillés.

« C’est une loi mortifère qui entraînera des morts sociales. Quel que soit le nombre de jours travaillés, ils diviseront tout par 365. Donc si on veut une indemnité décente il faudra qu’on travaille sans arrêt. On n’aura pas le droit de prendre de repos ou de congés ou on va se retrouver avec des indemnités journalières ridicules. »

Réfléchir au-delà de l’urgence

Le CPHRE se concentre pour le moment sur le plus urgent : le retrait de la réforme de l’assurance chômage et le fait d’assurer des droits au chômage à tous les permittents pour leur assurer rapidement un minimum vital.

Au-delà de ces mesures d’urgence, le collectif appelle également à un moratoire pour la construction d’un nouveau statut pour les personnes travaillant de manière discontinue dans ces secteurs.

Mail du Collectif : cphre2020@hotmail.com
Article dans Alternatives économiques

9 réponses

  1. et on n’oublie pas aussi les pâtissier, pâtissière qui oui comme moi étant extra avec un recalcule de misère sur 5 jours en ce moment régime général on nous enlève le deconte de nos jours tous les mois sans travail et des indemnités de misère perte de 50% .

  2. N’oublions personnes nous sommes tous des intermittents
    Il nous faut le statut
    -Annulation de la réforme  » il n’est pas normale de travaille 100jour par exemple et de nou le divisé par plus »
    Pour pouvoirs diviser nos indemnités de 30 à 50%
    Indemnités durement cotisé en exercent un métier que l’on aime mai pouvant être difficile ( nombreuse heure par jour )
    -Il faut pensé aux personne n’ayant pas assez d’heures pour pouvoir avoir le droit à un dossier assedic et qui sont en difficulté depuis le début du confinement
    – pensées aux personnes qui voient leurs jours de droit défilé pendant se confinement sans qu’ils puissent travaillé
    – bravo à l’état pour toute les personnes tombées en fin de droit pendant le confinement et qui ont étaient geler
    Restons unit ne lâchons rien

  3. Etant dans l’événementiel,nos indemnité,compensaient,les heures de nuits ,les jours fériés,les dimanches ,sans majorations! et lorsque certains font 35 heures ,nous on peut en faire le double,cela est un choix d’aimer une profession,a tout a chaqu’un ,mais en périodes creuses ,pas de revenues,n’étant pas reconnus,pour des crédits ou autres bail etc cela pour nous et le parcourt du combattant, il est sur que pour nous travaillons qui sont très très très alèsent financièrement,et qui ne savent même pas le taux du SMIC,et d’une baguette de pain ,cela est difficile (la compréhension)

  4. En CDD pour développement service commercial (assistante commerciale sur le contrat) depuis le 9.03.2020, j’ai travaillé 5 jours, du 16 au 18.03.2020 3 jours pour évènement familial (décès de mon frère).
    Depuis le 19.03.2020 mon employeur m’a mise au chômage partiel.
    Je bénéficie du complément de chômage Pôle emploi.
    Le poste que je devais occuper n’a plus lieu d’être, restrictions économiques, équipement minimal au sein de l’entreprise, mon employeur ne développera pas.
    Le 17 avril 2020, apparaissait sur mon espace pôle emploi solde de mes droits : du 8 au 31 mars 2020, sur les attestations : 8 jours.
    Lundi 18.05.2020 je suis retournée travailler, mon employeur m’a indiqué qu’il aurait pu « mettre fin » à ma période d’essai pendant le confinement. J’ai réussi à obtenir une rallonge au 1er juin 2020.
    Je suis paniquée : je perds mon poste, je perds le complément de salaire, je suis en fins de droits, mon taux d’indemnisation va être revu à la baisse.
    J’ai du me résigner de quitter mon logement et me faire héberger en prévision de ma baisse de salaire, je n’avais pas prévu que pôle emploi baisse mon taux, rogné sur le nombre de jours d’indemnisations du complément : par cette crise sanitaire, je perds pieds, je ne sais absolument pas jusqu’où ça va m’amener.

  5. Egalement ne pas oublier tous ceux qui travaillent en foires et salons professionnels sur tout l’hexagone et ce au service des magasins qui nous emploient en CDD. Ces derniers ne peuvent se passer de nos services car nous avons les compétences et formations nécessaires pour la commercialisation de leurs produits spécifiques. La clientèle vient justement pour rencontrer les professionnels en direct. Sans nous plus de foires ni salons ! Nous sommes permittents et subissons de plein fouet les réformes chômage et depuis début mars plus d’événementiel donc plus de revenus et pour beaucoup plus d’allocations chômage donc nous sommes doublement punis !
    Une aberration ! Restons unis pour sauver nos métiers et ne pas être sacrifiés sur l’autel des économies sur le dos des petits !

  6. Depuis la loi du 1/11/2019 , il faut 910 h pour ouvrir de nouveaux droits, n ayant pas pu honorer tous mes CDD sur les foires expositions et dans les magasins de literie, depuis le mois de Mars 2020 , je n’ ai pas pu obtenir ce nombre d heures… N ayant plus de droits ouverts en Mars , je suis donc sans ressources…..seul recours le RSA….il faudrait durant cette pandémie revenir sur la loi du 1/11/2019 et nous octroyer une année blanche.

  7. Je suis dans le même cas de figure que Marie Reverchon, permittente sur les foires et salons dans le domaine de la literie et de l’ ameublement, en fin de droits, donc sans ressources à partir de fin Mai, tous mes CDD ont été annulés avec le confinement, aucune certitude sur la suite des événements reportés à l’automne , alors que pour prétendre à une recharge de nos droits la nouvelle réforme nous demande de faire 910 heures. Il faut nous accorder une année blanche et annuler les nouvelles directives de la loi du 1/11/2019

  8. Pour votre information tous les titulaires d’un baccalauréat âgés de moins de 35 ans peuvent s’inscrire au concours de sous-officiers de gendarmerie (CDI) ouvert encore quelques jours. Si vous n’avez pas de diplôme et âgés de moins de 26 ans vous pouvez devenir gendarmes adjoints volontaires (CDD 2+3 Ans)ouvert tout au long de l’année . Et enfin si vous êtes diplômés dans la restauration, dans le secrétariat, dans l’immobilier, la gestion, et âgés de moins de 35 ans vous pouvez encore durant quelques jours vous inscrire pour devenir CSTAGN . Vous serez alors employés en CDI dans votre domaine de formation. Ces offres d’emploi sont valables partout en France. Pour vous informer ou postuler, dans tous les cas rendez-vous sur le site lagendarmerierecrute.fr. Bon courage à tous. Bien à vous.

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