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L’association Avenir face au désastre de l’aide alimentaire (Toulouse)

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Avenir, une des associations du MNCP à Toulouse, a bouleversé son fonctionnement pour faire face aux situations les plus urgentes et maintenir un lien souvent essentiel avec ses adhérents. Avec la crise sanitaire et le confinement, un problème est vite apparu, celui de l’aide alimentaire.

Faire face aux urgences

Les locaux sont évidemment fermés depuis le début du confinement. Deux fois par semaine, des personnes se rendent à l’association pour faire le tri du courrier et pour en faire la distribution. « Nous avons 750 personnes domiciliées à l’association. Nous recevons donc énormément de courriers » précise Marie Lacoste, directrice d’Avenir et secrétaire nationale du MNCP.

L’association reste joignable pour téléphone. Ils reçoivent beaucoup d’appels pour des urgences, des démarches administratives liées à la CAF à Pôle emploi ou autre. « Quand on peut, on aide à distance. Dans le cas contraire, on réoriente vers des assistantes sociales qui tiennent des permanences. » Pour le reste, l’association a pu maintenir, à distance, certains de ses cours d’informatique. Mais évidemment, la période ne fait que souligner un peu plus les inégalités d’accès et accentue la fracture numérique. Sujet sur lequel travaille d’ailleurs depuis longtemps l’association.

« Sur Toulouse, on constate que l’aide alimentaire vient à manquer massivement »

Le confinement avançant, l’association à fait le constat que de plus en plus de personnes étaient en difficulté pour se nourrir, bien au delà des familles faisant régulièrement appel à l’aide alimentaire en temps normal. Des sans-papiers, des intérimaires, des personnes qui ont perdu brutalement leur emploi, d’autres qui n’avaient pas forcément pu travailler 6 mois pour ouvrir des droits et qui ne peuvent pas non plus avoir le RSA et qui du coup n’ont plus rien pour vivre. Les grands réseaux ont été vite débordés. Quand elles le peuvent, des membres de l’association apportent donc des denrées alimentaires à des familles adhérentes qui n’ont plus rien à manger, grâce au soutien d’une autre association, le relais de Jocelyne, chargée par la Préfecture d’organiser un point de distribution sur le quartier qui était trop peu desservi.

La forte augmentation du nombre de personnes ayant besoin de l’aide alimentaire exacerbe deux problèmes. Un problème de stocks : « Comme tout le monde mange exclusivement chez eux, les supermarchés sont pris d’assaut et donnent moins à la banque alimentaire. » De plus, il y a des soucis liés à la distribution de cette aide alimentaire, avec un manque de personnel. A cause du confinement, il y a forcément moins de bénévoles disponibles. « D’autant qu’après le 11 mai, beaucoup de bénévoles vont repartir travailler ».

Quant au déconfinement annoncé le 11 mai prochain, l’association est inquiète mais se prépare. Elle va rouvrir ses portes et relancer ses activités de manière très parcellaire. Et personne n’est dupe. Derrière la crise sanitaire actuelle, une crise sociale et économique se prépare. « Le nombre d’inscription à Pôle emploi va exploser. On s’attend à être très sollicités. »

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