/Débat avec la JOC à la fête de l’Humanité

Actualités

Débat avec la JOC à la fête de l’Humanité

Dans le cadre de la fête de l’Humanité et invités par la JOC, nous avons participé ce dimanche 15 septembre à un débat intitulé : Comment les stéréotypes sur les privés d’emploi rendent possible la réforme de l’assurance chômage. Nous débattions avec François Salomé, président de la JOC, ainsi que le député communiste des Bouches-du-Rhône, Pierre Dharréville. Retrouvez un résumé des échanges.

La réforme de l’assurance chômage dans le viseur

Si l’on s’en tient à quelques-uns de ces stéréotypes, le système serait trop généreux avec les chômeurs, les jeunes ne voudraient plus travailler et le chômage serait la faute aux étrangers. Les personnes qui véhiculent ces stéréotypes oublient pour l’essentiel, comme le rappelle le MNCP, que l’assurance chômage, comme son nom l’indique, est un système assurantiel qui indemnise les personnes en fonction de leurs cotisations. Une manière aussi de dénoncer à nouveau le décret sur l’assurance chômage de juillet dernier qui tend à vider de ses principes ce système.

Il n’est pas rare, par ailleurs, quand les jeunes recherchent du travail qu’ils se retrouvent face à des offres qui ne correspondent pas à leurs qualifications, qui soient trop exigeantes par rapport au salaires proposés, ou à la mobilité exigée, comme si certains employeurs étaient à « la recherche d’un mouton à 5 pattes ». Si Pierre Dharréville admet qu’il puisse exister des métiers en tension non pourvus, encore faudrait-il selon lui adapter la formation en conséquence. Il rappelle à juste titre, ce qui ne facilite pas l’accès à la formation, que 38 centres de l’AFPA ont été fermés.

Dénoncer encore et toujours les idées reçues

Quant au stéréotype selon lequel le chômage ce serait la faute des étrangers, le MNCP rappelle qu’il est plus facile de monter les populations les unes contre les autres afin qu’elles oublient les problèmes de fond. Cela sous-tendrait également que les étrangers prendraient le travail des Français alors qu’il est compliqué pour un étranger de trouver du travail, et interdit, lorsqu’il est sans papiers.

La JOC réaffirme ses idées pour les jeunes, d’un revenu digne tout au long de la vie, d’un salaire qui puisse permettre de vivre et non de survivre. Le MNCP rappelle que, depuis 2008, les emplois précaires ont augmenté de 300 %, qu’un salaire, pour certains, ne suffit plus pour vivre. Dans la logique de la destruction du système d’assurance chômage tel qu’il existe depuis 1945, M. Dharréville s’est attaché à rappeler la réforme actuelle des retraites qui, selon lui, s’achemine vers une même logique de destruction. Il admet que c’est un sujet dont les jeunes ne se préoccupent pas a priori, mais c’est un sujet dont ils doivent aussi s’emparer, car il en va de leur avenir. Le président de la JOC, François Salomé, a conclu ce débat en rappelant les principes qui font que la JOC existe.