Pascal Guillemoz, représentant de l’association MNCP 71, a participé à l’organisation de la projection du film « Se battre », à Mâcon.
Expliquez-nous l’origine de votre mouvement ?
J’étais technicien en archéologie à Bibracte. Mais un jour j’ai eu un accident de travail qui m’a coûté un licenciement. À la suite de ça, j’ai eu le soutien d’amis syndicalistes de la CGT. C’est à partir de là que j’ai compris que j’avais été aidé et que c’était à mon tour d’offrir mon aide. Il y a donc huit ans que le mouvement du syndicat libre des chômeurs et des précaires a vu le jour.
Vous avez été affilié au MNCP, qu’est ce que cela vous a apporté ?
En effet, il y a un an et demi, Jean-François Yon, un des représentants, nous a invités à rejoindre ce mouvement national. Cette nouvelle alliance apporte davantage d’ampleur et de crédibilité à nos engagements. Plus on est nombreux à se soutenir, plus on est forts.
Quelles actions allez-vous entreprendre dans les prochains temps ?
Nous sommes en train de réaliser un court-métrage qui sera diffusé sur internet. Le but est de s’inspirer d’histoires vécues pour montrer la vie des précaires sur le ton de l’humour.
Vous allez participer à la projection du film Se battre , quel est votre ressenti ?
C’est le comédien amateur qui joue dans notre film qui a contacté Hubert Gaudon, membre de l’Embobinée, qui a son tour nous a contactés. Évidemment je suis toujours content de pouvoir prendre la parole sur ce thème-là. Cela permet de s’exprimer pour ceux qui ne peuvent pas.
Quels seront les thèmes principaux de votre débat ?
De toute évidence le thème principal de mon intervention sera porté sur l’importance de la solidarité. J’aimerais également faire ouvrir les yeux sur l’incohérence de la société, des politiques.

Pascal Guillemoz, représentant de l’association MNCP 71, a participé à l’organisation de la projection du film « Se battre », à Mâcon.