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“ Ensemble, chômeurs, précaires, défendons nos droits ! ”
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Actualités

Retour sur la conférence de presse

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Hier mardi 17 janvier, s’est tenue la conférence de presse pour le lancement du livre au café Fluctuat place de la République à Paris. 

Une conférence de presse d’où émerge plusieurs articles de presse ainsi qu’une vidéo : 

VIDEO ACTU CHOMAGE

Lien Youtube direct : www.youtube.com/watch?v=Hg7CdNvbCis

Lien Dailymotion direct : www.dailymotion.com/video/x58u60j

 

LES ECHOS

http://www.lesechos.fr/economie-france/social/0211700966751-chomage-vingt-six-associations-et-syndicats-disent-halte-aux-idees-recues-2057886.php

LE MONDE

Présidentielle : un livre pour replacer la question sociale au cœur de la campagne
http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2017/01/17/presidentielle-un-livre-pour-replacer-la-question-sociale-au-c-ur-de-la-campagne_5064168_4854003.html
via Le Monde

 

BOURSORAMA
ttp://www.boursorama.com/actualites/chomage-et-precarite-des-organisations-partent-en-guerre-contre-les-idees-recues-a23d2e06f8a7a69ec745a676145b60a8

 

Conf de presse

LA CROIX

https://www.google.fr/amp/www.la-croix.com/amp/1200817800?client=ms-android-samsung

LE QUOTIDIEN

Très bel article également du quotidien !

http://www.nuitetjour.xyz/articles-tribune/2017/1/18/1hprkcjw5hi5p0ej0a0pksny12sa8l

L’HUMANITE

« Un antidote contre les poncifs sur les chômeurs

Vingt-cinq associations de précaires et syndicats ont rédigé un ouvrage pour battre en brèche les idées reçues sur les plus modestes. Une démarche porteuse de solutions d’autant plus nécessaire à l’approche de l’élection présidentielle.

Chômage, précarité : halte aux idées reçues ! (1) Vingt-cinq associations et syndicats ont présenté, hier, un livre en forme de cri de colère. Les périodes préélectorales étant encore plus propices au dénigrement des personnes modestes, cette initiative prend le problème à bras-le-corps. « Nous ne supportons plus ces paroles de stigmatisation vis-à-vis des chômeurs, véhiculées à longueur d’année », a dénoncé Thierry Kuhn, président d’Emmaüs France. Il n’accepte plus « d’entendre que les raisons du chômage, ce sont l’inefficacité des services publics, la lourdeur du Code du travail, les charges qui pèsent sur les entreprises, et le pire des arguments, que c’est la faute des chômeurs eux-mêmes, alors que les politiques et décideurs économiques ont montré leur incapacité à inverser la courbe du chômage ». Avec des demandeurs d’emploi traités d’assistés sous Nicolas Sarkozy ou privés de certains droits durant le quinquennat de François Hollande, les pendules avaient besoin d’être remises à l’heure. Les 25 associations ont donc capturé à la volée 26 poncifs entendus sur les précaires pour mieux les démonter : « Les chômeurs n’ont qu’une chose à faire, chercher du boulot », « le système d’indemnisation est beaucoup trop généreux avec les chômeurs » ou encore « le chômage, c’est la faute aux étrangers ! », ce dernier discours étant particulièrement relayé par l’extrême droite.

Les moyens doivent être mis pour rénover un service public de l’emploi « Nous voulons changer la donne, avancer ensemble, plaide Jean-François Yon, coordinateur de l’ouvrage et membre du Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP), ce livre est aussi un outil pour organiser des débats. » Une trentaine de rencontres autour du livre doivent d’ailleurs être organisées dans toute la France. Mais sortir des lieux communs négatifs sur les demandeurs d’emploi ne suffit pas. Avec l’arrivée de plus de 1million d’inscrits supplémentaire sur les listes de Pôle emploi sous François Hollande, les moyens doivent être mis pour rénover un service public de l’emploi. La CGT et le SNU appellent à une journée d’action le 6 mars prochain contre la suppression de postes d’agents dédiés à l’indemnisation. « Nous avons six millions et demi de chômeurs et précaires, souligne Jean-Charles Steyger, du bureau national du SNU-Pôle emploi, mais Pôle emploi propose un suivi standardisé, algorithmé. Seuls trois chômeurs sur dix sont indemnisés par l’assurance chômage. Il faut en finir avec les discriminations de chômeurs mais aussi avec celle des agents de Pôle emploi. » Dans la lignée de l’une des idées reçues de l’ouvrage qui s’intitule : « Si les salariés de Pôle emploi étaient un peu plus efficaces, il y aurait peut- être moins de chômeurs ! » Laissés sur le bord de la route par l’État, les travailleurs handicapés ont aussi payé un lourd tribut ces dernières années. Comme le rappelle Pascale Ribes, vice-présidente de l’Association des paralysés de France (APF) : « Le chômage des personnes en situation de handicap a augmenté de 65 % entre 2011 et 2015. Et non, ils ne sont pas incasables, la preuve : il y a 800 000 personnes en situation de handicap qui travaillent. » Pour changer de paradigme, sortir des clichés éculés, il faut, pour Annick Coupé, représentante d’Attac, mener « un travail d’éducation populaire au plus près de la population. Mais il faudrait aussi travailler sur les dépenses publiques, le gouvernement a mis 50 milliards sur le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (Cice) pour ne créer (ou sauvegarder) que 140 000 à 150 000 emplois, c’est un choix largement discutable ! » Dans cette entreprise de dé- mystification, les militants peuvent aussi compter sur la voix de Ken Loach, réalisateur engagé, qui a accepté de préfacer l’ouvrage. L’auteur de Moi, Daniel Blake , palme d’or au dernier Festival de Cannes, qui retrace le parcours d’un chômeur britannique broyé par le système, insuffle de l’énergie dans ce combat : « Heureusement pour nous, l’histoire continue, la lutte est vivante, le film n’est pas fini – le générique n’a pas encore défilé. »

 

CÉCILE ROUSSEAU (1) Chômage, précarité : halte aux idées reçues !, ouvrage collectif coordonné par Jean-François Yon et préfacé par Ken Loach. Éditions de l’Atelier,10 euros

 

KEN LOACH, UN SOUTIEN DE POIDS Dans la préface du livre, Ken Loach a donc souhaité adresser un message d’espoir aux militants français, « Souvenez-vous du vieux slogan des premiers syndicalistes américains : “Agir, éduquer, organiser”. Le plus important est de s’organiser. Nous ne devons pas nous faire défaut les uns des autres, et plus encore, nous ne devons pas faire ».

 

 

Emission radio RTL, parole aux auditeurs / Jacqueline Balsan 

Article de L’AFP 

Les chômeurs et précaires veulent faire entendre leur voix dans la campagne
par Juliette COLLEN
Pour lutter contre la « stigmatisation » et « les idées reçues » sur les chômeurs et précaires, une vingtaine d’associations et syndicats partent en campagne à travers la France afin de montrer leur « vrai visage » et faire entendre leur voix, à l’approche des élections.

« Les chômeurs sont des oisifs » qui « coûtent cher » à la société, ils n’ont « qu’à chercher du boulot », « les sans-abri sont irrécupérables », le « chômage c’est la faute au droit du travail » ou « aux étrangers »…

Dans un ouvrage à paraître jeudi, 25 organisations (associations de chômeurs, Emmaüs France, ATD Quart Monde, l’Association des paralysés de France, la CGT, la CFE-CGC, Solidaires, Droit au logement, France Terre d’Asile…) s’attellent à contrecarrer 26 « idées reçues » sur le chômage et la précarité.

Autour de ce manifeste, préfacé par le cinéaste britannique engagé Ken Loach, réalisateur de « Moi, Daniel Blake », une trentaine de débats et réunions publiques vont être organisés à travers la France jusqu’à la fin mars, en pleine campagne électorale.

L’association de chômeurs MNCP craint que cette campagne n’offre « de nouvelles occasions de stigmatiser » les « 10 millions de personnes qui vivent en situation de précarité », a-t-elle dit lors d’une conférence de presse mardi.

« C’est le moment où on va jeter à la figure des précaires un certain nombre d’idées préconçues », redoute aussi Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du DAL.

A l’issue leur « campagne citoyenne », début avril, les organisations envisagent « d’intervenir » auprès des candidats, afin de porter leurs propositions, « et tenter enfin de faire progresser l’idée que les chômeurs et précaires doivent être soutenus pour s’organiser collectivement et être largement représentés là où se décide leur sort », a expliqué Jean-François Yon, du MNCP, qui a coordonné l’ouvrage.

– ‘Manifeste d’espoir’ –

« Il y a de la colère, nous ne supportons plus ces paroles de stigmatisation vis-à-vis des chômeurs, véhiculées à longueur d’année, et qu’on sent venir en particulier en cette période », a dénoncé pour sa part Thierry Kuhn, président d’Emmaüs France. Comme « entendre que les raisons du chômage, c’est la lourdeur du Code du travail, les charges qui pèsent sur les entreprises, et le pire des arguments, que c’est la faute des chômeurs, alors que les politiques et décideurs économiques ont montré leur incapacité à inverser la courbe », a-t-il ajouté, s’en prenant au « bénévolat imposé aux allocataires du RSA » en Alsace.

Les chômeurs seraient des fainéants, les intermittents des privilégiés, les chômeurs handicapés « incasables », les locataires précaires des mauvais payeurs, les sans-abri des « bons à rien », la misère « moins pénible » en outre-mer… en 240 pages, chaque organisation tente de déconstruire une « idée préconçue », en présentant des expériences, puis en formulant des propositions.

Emmaüs raconte par exemple son dispositif « premières heures » qui a permis de créer de l’emploi pour les plus exclus, ATD Quart Monde son projet « Territoires zéro chômeur de longue durée ».

Dans un registre plus politique, Attac prend la plume pour s’en prendre à la réduction des dépenses sociales pour réduire le chômage, la CFE-CGC aux plateforme numériques comme Uber, quand la CGT défend un « vrai revenu de remplacement ».

Plus qu’une simple « dénonciation », l’ouvrage se veut un « manifeste d’espoir » pour « réduire le repli sur soi mortifère et pousser à l’action », a fait valoir M. Yon: « Cela fait 40 ans que le chômage et la précarité existent sans reculer, au contraire. Durant ce quinquennat il nous fut annoncé régulièrement la promesse, jamais tenue, d’une inversion de la courbe du chômage. Il faut donc agir pour changer la donne. »

« Chômage et précarité: halte aux idées reçues! » a été tiré à 12.000 exemplaires, aux éditions de l’Atelier.
juc/shu/fm

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Les ASH 

CHÔMAGE – PRÉCARITÉ | 18/01/2017

Un ouvrage collectif démonte les idées reçues sur les chômeurs et précaires

Fatiguées « d’entendre que les chômeurs ne chercheraient pas de travail, qu’ils seraient un poids pour la société, que le système d’indemnisation serait trop généreux ou encore qu’ils seraient responsables de leur précarité », 25 organisations ont contribué à la rédaction d’un ouvrage qui paraît jeudi 19 janvier, dans lequel elles déconstruisent les idées reçues sur les chômeurs et les précaires (voir note).

Assistés, profiteurs, fraudeurs, inemployables…, cette publication née à l’initiative du Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP) entend « combattre tous les clichés sur les victimes de la crise en valorisant leurs capacités d’action et d’initiative, souvent peu mises en évidence » et se veut « une réponse au reniement, à la passivité et la banalisation du chômage et de la précarité ». Au total, 26 préjugés sont passés en revue, à chaque fois par un contributeur différent qui, après avoir démonté « les raisonnements fallacieux et stigmatisants qui [les] sous-tendent », formule des propositions et des actions concrètes permettant de lutter contre le chômage et la précarité.

L’Association des paralysés de France (APF), qui s’est « engagée naturellement dans la démarche », comme l’a expliqué sa vice-présidente Pascale Ribes lors de la présentation du livre à la presse le 17 janvier, s’est par exemple attachée à déconstruire l’idée selon laquelle « les chômeurs en situation de handicap sont incasables ». Rappelant que l’APF est fortement mobilisée sur la question de l’emploi en raison des difficultés des personnes handicapées à accéder à l’emploi mais aussi à s’y maintenir et à y évoluer, Pascale Ribes a souligné que les freins qui persistent sont liés à la méconnaissance du handicap et à des environnements de travail inaccessibles. Les personnes handicapées sont ainsi victimes de leur supposé manque de performance et du coût qu’engendrerait l’aménagement de leur environnement de travail.

 

Accompagnement et formation

Autres préjugés battus en brèche, cette fois-ci par la Fédération des acteurs de la solidarité (anciennement FNARS), Emmaüs France et le Coorace : « La formation des demandeurs d’emploi, c’est seulement pour faire baisser les chiffres du chômage ! » et « Les sans-abri ne sont bons à rien, ils sont irrécupérables ! » Or « un quart des personnes accueillies en centres d’hébergement sont des travailleurs pauvres », a témoigné Florent Gueguen, directeur général de la Fédération des acteurs de la solidarité, en indiquant qu’il y avait énormément d’initiatives associatives pour remettre en activité les personnes éloignées de l’emploi, citant, parmi d’autres exemples, celui du dispositif TAPAJ (travail alternatif payé à la journée) à Bordeaux. « Ce sont massivement les non-diplômés et les personnes non-qualifiées qui sont victimes de la crise et du chômage », a poursuivi Florent Gueguen.

« Nous avons la conviction que l’on peut créer de l’emploi, en particulier pour les personnes en situation d’exclusion et les chômeurs de longue durée, à condition de prévoir un accompagnement personnalisé, de la formation professionnelle et des activités adaptées aux personnes », a appuyé Thierry Kuhn, président d’Emmaüs France. Qui a insisté sur la nécessité d’agir collectivement pour lutter contre les discours de stigmatisation des chômeurs et des politiques publiques.

La démarche collective va se prolonger par des rencontres-débats à travers tout le pays (qui seront parfois accompagnées de la projection du film de Ken Loach, Moi, Daniel Blake), l’objectif étant, a expliqué Jean-François Yon, ancien président du MNCP et coordinateur de l’ouvrage, de « favoriser une mobilisation plus significative de l’opinion, un renforcement de l’engagement citoyen, afin de peser plus fortement sur les élus pour que soient mises en œuvre des politiques beaucoup plus ambitieuses » et faire ainsi reculer « massivement le chômage et la précarité sous toutes leurs formes ».

 

Chômage, précarité : halte aux idées reçues, préfacé par Ken Loach, Editions de l’Atelier, 10 euros.

 

Publié à l’initiative de : AC !, ADIE, APEIS, APF, ATD Quart monde, ATTAC, CFE-CGC, CGT, CIP, Cnidff, le mouvement Colibris, Collectif Roosevelt, Coorace, Crepi, DAL, Emmaüs France, Fédération des acteurs de solidarité, France terre d’asile, JOC, MNCP (et les Amis du MNCP-Partage), Pacte civique, Secours catholique, SNU PE-FSU, Solidaires.

 Article rédigé par Emmanuelle Chaudieu

 

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