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“ Ensemble, chômeurs, précaires, défendons nos droits ! ”
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=> Lien vers l’intervention radio de lundi matin : https://rcf.fr/vie-quotidienne/solidarite/chomage-le-tabou-tombe-les-cliches-restent

 

Pour vaincre le chômage il suffit de chercher du boulot ; les jeunes ne veulent pas travailler ; les entreprises se méfient des chômeurs ; les Français ne travaillent pas assez... Le chômage et son lot d’idées reçues.

 

Et si pour une fois on abordait le sujet sans se cacher derrière des clichés? Un collectif d’associations vient de publier « Chômage, précarité: halte aux idées reçues! » (éd. L’Atelier / MNCP). Un livre préfacé par Ken Loach, dont le dernier film « Moi, Daniel Blake » a reçu la palme d’or au festival de Cannes 2016.

Il raconte la recherche d’emploi d’un menuisier anglais.Bande-annonce | « Moi, Daniel Blake », de Ken Loach – Palme d’or au Festival de Cannes 2016. Et si on écoutait les chômeurs?« Aujourd’hui, beaucoup de chômeurs ont peur de pousser la porte de Pôle emploi, ce qui est un comble! », dit Pierre-Edouard Magnan. Selon lui le film de Ken Loach correspond tout à fait à la réalité. Il parle d’un « système qui pousse à l’absurde à force de dématérialisation », devenu aberrant à force de complexité administrative.

En France, on compte plus de 4 millions de chômeurs. Et beaucoup plus si on ajoute les travailleurs précaires. En cette période électorale, n’est-il pas nécessaire de savoir ce qu’ils veulent? Ils constituent, comme le rappelle Pierre-Edouard Magnan, du MNCP (Mouvement national des chômeurs et précaires), avec un brin d’humour acerbe, « la plus grande catégorie socio-professionnelle, mais la moins représentée ».

Pour beaucoup le chômage est synonyme de spirale où la solitude nourrit une peur d’aller vers les entreprises et précipite vers une perte d’estime de soi. C’est en tenant compte de cette pression psychologique forte que le 1.700 entreprises en France se sont constituées en association. Au sein du CREPI (Clubs régionaux d’entreprises partenaires de l’insertion), elles proposent à des personnes en recherche d’emploi d’aller dans l’entreprise, directement « au contact des dirigeants », explique Florence Emanuelli, pour se rencontrer et dépasser les clichés ou la peur. Une initiative qui permet chaque année à 2.000 personnes de trouver un tavail. »

La vie d’un être humain peut complètement se déconstruire par le manque de travail », explique Rina Rajaonary, de la JOC (Jeunesse ouvrière chrétienne). Un mouvement présent dans les quartiers populaires, où 45% des jeunes sont au chomage. Et sont « victimes de choix politiques d’une société qui fait le choix du profit et de l’argent plutôt que de l’humain« . Depuis la crise, et en un sens c’est heureux, le chômage et les travers de notre société sont un peu moins tabou. On en parle plus souvent au cinéma, par exemple, comme le montre le film de Ken Loach.

Il est essentiel de raconter la vie des personnes au chômage, comme le dit Bruno Lamour, du collectif Roosevelt. Ne serait-ce que pour se rappeler que ce sont souvent des gens comme les autres qui se sont trouvés dans la mauvaise entreprise au mauvais moment, des citoyens avec des droits et des devoirs, mais qui n’ont jamais rencontré les bonnes équipes pour leur mettre le pied à l’étrier.

 

 

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