UNEDIC

Pour un système unifié et universel d’indemnisation du chômage

La déclaration universelle des droits de l’homme  spécifie précisément « toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage ». Dans un monde incapable actuellement d’offrir un emploi à chacun, les systèmes d’indemnisation des personnes sans emploi doivent évoluer pour assurer un revenu pour tous. Les chômeurs doivent d’abord être considérés comme les victimes d’un système économique qui privilégie l’enrichissement d’une minorité au détriment du plus grand nombre.

En conséquence, les revendications du Mouvement National des Chômeurs et Précaires, sont :

1. Un « statut général de vie sociale et professionnelle »…


… pour tous qui attache les droits fondamentaux du citoyen à la personne et non à son statut dans la société. Ces droits concernent l’accès à l’éducation, à la formation, à la santé, au logement, à l’emploi, au libre choix de son travail, à la retraite, aux transports, à l’emprunt, à un revenu de remplacement minimum en cas de non-emploi, etc.

2. Un système unifié et universel d’indemnisation du chômage… 


… solidaire et assurantiel, basé sur le principe mutualiste. Moins de 50% des chômeurs bénéficient actuellement d’une allocation de chômage par l’UNEDIC. Un grand nombre de chômeurs en fin de droits sont allocataires de l’ASS (Allocation de Solidarité Spécifique). Plus d’un million sont allocataires du RSA socle (Revenu de Solidarité Active). ASS ou RSA assurent un revenu de 460 € par mois pour un célibataire, ce qui ne permet pas une vie décente. Le Mouvement National des Chômeurs et Précaires dénonce la distinction entre assurance et assistance, et la stigmatisation des personnes les plus en difficulté induites par ce système. Nous revendiquons à contrario un seul type d’allocation pour tous les chômeurs.

3. Un financement sur la valeur ajoutée des entreprises


L’allocation devrait être constituée de deux parties. Une partie fixe équivalente à 80% du SMIC et permanente tant qu’un emploi qui assure un niveau de revenu équivalent n’est pas retrouvé. Une autre partie proportionnelle au salaire perçu au cours des 12 derniers mois et à durée limitée. Cette allocation devrait être financée par une caisse unique, un fond national pour l’indemnisation alimenté par un fond d’État qui assure la solidarité nationale pour financer la partie fixe et un fond d’entreprises pour la partie proportionnelle au salaire.

Une nouvelle assiette de cotisations pour alimenter le fonds d’entreprises :

Le financement du chômage par l’UNEDIC est assuré actuellement par des cotisations assises sur les salaires. Nous revendiquons que le capital, et pas seulement le travail, contribue également à ce financement de telle sorte que les ressources du fond d’indemnisation reposent sur l’ensemble de la richesse produite. Nous préconisons pour cela une nouvelle assiette pour le calcul des cotisations, la valeur ajoutée des entreprises. À l’échelle nationale, la somme des valeurs ajoutées représente le PIB soit la richesse produite par le pays. Ce système doit permettre de favoriser les arbitrages des entreprises en faveur de l’emploi. En effet, avec cette nouvelle assiette, les entreprises de main d’oeuvre paieront relativement moins de cotisations. En revanche, les entreprises fortement capitalistiques, où les investissements rapportés à la main d’oeuvre sont très importants, seront davantage mises à contribution.

4. Une représentation des associations de chômeurs et précaires…


… en tant que personnes qualifiées dans l’instance qui gère la caisse d’indemnisation des chômeurs. Ces principes ont pour vocation à s’adresser à tous les citoyens, salariés des entreprises privées, fonctionnaires, travailleurs indépendants, etc.

MNCP