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Coup de force au Creusot pour défendre les salariés de l’ACAPA

acapa-mncp71Dans le sillage du syndicat des chômeurs et des précaires, des salariés de l’ACAPA sont intervenus au conseil municipal pour faire part de leur désarroi. Le Maire et les élus de la majorité ont quitté la salle. André Billardon est ensuite intervenu et a accusé…
Le 1er juillet prochain, le Tribunal doit faire part de sa décision sur le dossier de l’ACAPA et quant à sa reprise, pour laquelle deux candidats seraient en lice. Ce sujet un peu chaud, qui a meublé en partie la campagne des municipales, s’est invité ce lundi soir au conseil municipal du Creusot.
Alors que le conseil venait d’adopter le nouveau règlement intérieur, Pascal Guillemoz, le très actif dirigeant du syndicat des chômeurs et des précaires, s’est levé pour intervenir et interpeller autant le conseil municipal que le Maire André Billardon. Celui-ci a tenté d’expliquer que ce n’est pas possible, puisque les règles de la République, interdisent une prise de parole dans un conseil, sans une interruption de séance. Pascal Guillemoz a cependant insisté, ce qui a conduit le Maire et les membres de sa majorité à quitter la salle, alors même qu’une porte parole d’une dizaine de salariés, s’est exprimée en lisant un communiqué.
Avec de nombreuses questions : «Qui est le repreneur ? Combien de personnes sont susceptibles d’être licenciées ? Quelle est la position du Maire et des élus siégeant au conseil d’administration ? Quel est le rôle du mandataire, est-il là pour sauver l’association d’aide à la personne, ou la liquider ? Qui informera les familles le 2 juillet du nom du repreneur ?».
La porte parole des salariés, a encore déclaré : «Est-il normal que nous ayons reçu un SMS le 20 juin nous indiquant que celles qui seront licenciées le seront par téléphone le 1er juillet et qu’elles cesseront le 2 juillet toute activité avec l’ACAPA». Et d’assurer que les salariés estiment que les licenciements n’ont pas lieu d’être.
Charles Landre, le leader de l’opposition, a alors expliqué à la délégation qu’elle avait son soutien mais que le nouveau règlement intérieur du conseil ne lui permettait pas d’intervenir, alors que David Gonnot filmait la scène avec son téléphone portable, à l’instar de quelques accompagnateurs de la délégation.
Une fois celle-ci partie, après quelques paroles acides de Pascal Guillemoz à l’adresse de la majorité municipale, André Billardon a effectué une déclaration sur le sujet : «Dans une République digne de ce nom, il n’est pas possible d’intervenir comme cela a été fait, sauf à appeler cela un coup de force.
C’est pour cela que j’ai levé la séance, notamment parce que des personnes ont des propos pas compatibles avec les règles démocratiques et le fonctionnement de cette assemblée. Je n’hésiterai pas s’il le faut à demander aux forces de l’ordre de permettre le bon déroulement du conseil, notamment avec une personne dont les méthodes ne sont pas dignes. On n’est plus dans la République».
Et le Maire de poursuivre : «S’agissant du sujet de l’ACAPA. Premièrement, l’issue est annoncée par le Tribunal le 1er juillet, apportant une réponse je l’espère la moins difficile, la moins douloureuse pour l’ensemble des personnels. Ils méritent la considération.
Il y a une différence entre le fonctionnement de l’ACAPA et des initiatives individuelles.
Les services vont sortir de l’incertitude le 1er juillet. Je regrette que cela intervienne si tard. Mais cela arrive tard, car un certain nombre de personnes ont empêché que des solutions aboutissent beaucoup plus tôt. La solution aurait pu être mise en œuvre avant la fin de l’année dernière. J’attends de voir pour saisir, éventuellement, les services judiciaires. Si les diffamations qui ont touché certains d’entre nous, méritent d’être poursuivies, elles le seront, car s’il n’y avait pas eu cette agitation, il y a bien longtemps que l’ACAPA serait sortie des difficultés. Le dossier des repreneurs a été perturbé».

Source : Creusot Info, Lundi 23 Juin, par Alain Bollery

MNCP