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“ Ensemble, chômeurs, précaires, défendons nos droits ! ”
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Actualités

Communiqué de presse chiffres du chômage

Chômeurs, précaires, salariés, retraités :
ensemble le 1er Mai pour nos revendications

Le quinquennat Hollande finit en matière de chômage comme il avait commencé : par des chiffres du chômage en hausse qui ne font que confirmer un bilan catastrophique, de même ordre de grandeur que celui de son prédécesseur Sarkozy. On est loin de l’inversion de la courbe promise puis annoncée puisque le nombre de demandeurs d’emploi est supérieur à celui de 2012 (sans compter les non-inscrits à Pôle emploi que les statistiques ne prennent pas en compte).  

Par ailleurs, la précarité salariale, qui tend à faire des chômeurs des intermittents de l’emploi à vie, continue à progresser. Ainsi le total des catégories B et C qui comptabilise la précarité salariale (encore une fois sans les non-inscrits à Pôle emploi) a progressé d’un demi million de personnes entre 2012 et 2017.

Pour le mois de mars 2017 les voyants sont au rouge, en particulier pour les seniors. Au même moment, les partenaires sociaux (sauf la CGT) ont entériné un accord sur l’indemnisation du chômage qui pénalise environ 36 000 personnes de plus de 50 ans par la réduction de leur durée d’indemnisation (jusqu’à un an en moins). Les organisations de chômeurs ont lancé une pétition en ligne afin que le gouvernement ne donne pas son agrément à l’accord imposé par le Medef (signatures sur Avaaz.org).

Les chiffres de Pôle emploi, publiés entre les deux tours de la présidentielle, rappellent aussi que les deux finalistes ont dans leur programme des propositions pour pénaliser toujours plus les privés d’emploi. Le MNCP appelle les chômeuses, chômeurs et précaires à se joindre partout aux mobilisations syndicales unitaires pour faire connaître leurs revendications.  

Le MNCP revendique un revenu décent minimum garanti pour tous, travailleurs, sans-emploi et précaires. Pas de revenus en dessous du seuil de pauvreté ! Une réduction du temps de travail et une réforme fiscale permettant le partage des richesses sont nécessaires. Une réforme de Pôle emploi doit être engagée pour que les chômeurs soient traités comme des citoyennes et des citoyens et non des fraudeurs et des fainéants.

 

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Quelques chiffres d’après le journal « La dépêche » 

Le nombre de demandeurs d’emploi a connu sa plus forte hausse depuis quatre ans au mois de mars, en augmentant de 1,3 % et donc s’établir à 3,51 millions pour la catégorie A.
Après une légère baisse en février, le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi a grimpé de 43 700, soit une augmentation de +1,3 %, pour s’établir à 3,51 millions en métropole, et 3,77 millions en comptant l’Outre-mer, a annoncé le ministère du Travail, qui commentait pour la dernière fois la statistique mensuelle, en plein entre-deux tours.

Ce résultat, le plus mauvais depuis janvier 2013, assombrit la tendance sur les trois premiers mois de l’année, avec 41 000 chômeurs supplémentaires depuis janvier.

Il ternit considérablement l’inversion de la courbe promise depuis 2013 par François Hollande et qui s’était enfin amorcée en 2016, avec 105 400 chômeurs de moins.

Depuis le début de son quinquennat, 585 000 demandeurs d’emploi sans activité ont grossi les rangs de Pôle emploi. Le mandat de son prédécesseur Nicolas Sarkozy en avait enregistré 745 000 de plus.

«La bonne dynamique de 2016 s’est un peu infléchie», reconnaît-on au ministère du Travail.

La hausse de mars est essentiellement due au fait que de nombreux contrats courts n’ont pas été renouvelés, faisant basculer des personnes exerçant une petite activité dans la catégorie des chômeurs sans aucune activité.

Ainsi, en comptant les demandeurs d’emploi exerçant une petite activité, les statistiques reculent sur un mois de 0,2 %, avec 5,5 millions de personnes, mais elles augmentent sur un an.

Le nombre de chômeurs a continué à se dégrader chez les seniors, (+1,1 % sur un mois, +3,7 % sur un an). Les moins de 25 ans, qui ont connu des mois d’embellie, n’ont pas été épargnés cette fois, avec une hausse de 1,2 % sur un mois mais un recul de 5,8 % sur un an.

 

Quel sera le scénario pour le futur locataire de l’Elysée ? L’Insee table sur une poursuite de la baisse du taux de chômage, qui passerait de 9,7 % à 9,5 % au premier semestre.

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