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Le revenu, Toulouse

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Partage la Faourette commence une grande réflexion sur le revenu (Toulouse)

A l’association Partage-Faourette, nous avons choisi cette année une thématique de travail: quel revenu pour vivre? Celui du travail, un minima social, solidaire, ou un autre modèle ? Revenu de base, universel, salaire à vie… Les concepts émergents sont nombreux et requestionnent la place du travail dans notre société.

Le revenu, Toulouse

Réfléchir ensemble à un idéal de société

La Haute-Garonne est un des départements d’expérimentation d’un revenu de base dès 2019. Cependant, lorsque nous avons participé à la consultation du Conseil Départemental sur « quel revenu de base? », nous nous sommes aperçus qu’il s’agissait d’un débat d’initiés, regroupant des personnes averties ayant des notions avancées en économie et politiques sociales. Comment l’aborder, le construire avec des publics, qui au-delà de la pratique de la langue, vivent dans une telle précarité que peu osent se projeter dans un idéal sociétal.

Du coup, nous avons choisi de commencer par le début en partant des représentations et idées préconçues des personnes que nous accueillons quotidiennement: A quoi ça sert le travail? Qu’est-ce qu’un revenu?

Un documentaire pour ouvrir le débat

Pour entamer l’ouverture des débats, nous avons choisi de projeter lors d’un repas-débat, le 25 octobre, un court reportage sur une expérience d’un revenu de base au Kenya. Le documentaire présente des expérimentations, dont l’une menée par une ONG qui « sélectionne les publics les plus pauvres ». Apparaissent quelques idées reçues, telles que : »les pauvres ne sont pas capables de gérer leur argent »; « il faut travailler pour avoir de l’argent, question de fierté, sinon, c’est la paresse »; « aider en donnant de l’argent, c’est suspect ».

Le documentaire montre que, dans les exemples présentés, les personnes bénéficiaires ne se sont pas arrêtées de travailler; elles ont utilisé l’argent pour leur habitat, la nourriture, l’agriculture, les vêtements mais aussi pour acheter des outils de production (matériel, graines, filets de pêche, fond d’épicerie…)

Après le film, le débat, très riche, s’est porté essentiellement sur le travail et l’argent, ou sur le fait que devoir chercher une activité en fonction de son revenu apparaît comme une nécessité sans être une fin en soi.

Dans les mois qui viennent, nous allons organiser des « porteurs de paroles » dans les accueils et sur le marché, autour de ces questions, afin de partir de la parole des gens, et non de nos idées. A partir de leurs mots, nous pourrons élaborer les deux prochains repas-débats sur la question du revenu face au travail. Le prochain sera la 17 janvier. Le cycle se terminera en mars très certainement par une journée avec des ateliers et une table ronde.