| D'où venons nous ? Repères... |
| Le MNCP : historique d'une présence de plus en plus affirmée pour l'amélioration du quotidien des chômeurs et précaires |
Il y a 25 ans
A l 'origine , un constat :
La non prise en compte des problèmes spécifiques aux chômeurs particulièrement par les syndicats de salariés
En 1981 , alors que le chômage n'a cessé de croître pendant plus de 10 ans et atteint 7,4% de la population, Maurice Pagat , un cadre au chômage, lançait un appel pour la création d'un syndicat de chômeurs. Cet appel, paru dans Le Monde du 11 Octobre 1981 mettait l'accent sur le sentiment d'abandon des chômeurs, les conséquences morales et psychologiques du chômage. Maurice Pagat invitait alors le gouvernement de l'époque à prendre des mesures d'urgence, comme l'instauration d'un revenu minimum, un minimum vieillesse et l'accès à la formation professionnelle.
Il invitait également les chômeurs à créer un syndicat de chômeurs, jugeant qu'il était «urgent et indispensable d'inviter les chômeurs à refuser la solitude, à résister, à se défendre, à s'organiser et à prendre enfin la parole».
1982 : c'est sur la base de cet appel que s'est constitué le premier syndicat des chômeurs.
1984 : la première Maison des Chômeurs voit le jour. Elle connaît un vif succès et remplit son principal objectif : donner de la visibilité aux chômeurs.
Cette Maison accueillera également la première rencontre des chômeurs européens (allemands, anglais et italiens)
1985 : première manifestation d'ampleur du Syndicat des Chômeurs qui réunit 7000 manifestants
1986 : Maurice Pagat crée le Mouvement National des Chômeurs et Précaires, il en sera le Président jusqu'en 1992.
Depuis 20 ans, le MNCP met tout en ouvre pour faire de la lutte contre le chômage et la précarité une priorité par des actions de terrain à travers les associations adhérentes, par des initiatives ayant pour objectif de donner de la visibilité aux chômeurs et à leur mouvement
1989 : le MNCP organise à Bais en Mayenne une rencontre européenne des chômeurs avant l'élection des députés au Parlement Européen
1991 : le MNCP organise une manifestation avec ses associations adhérentes à Paris, le Mouvement est reçu au Ministère du travail et par les groupes parlementaires de l'Assemblée Nationale
1992 : l'Assemblée Générale du MNCP reformule ses objectifs, élabore une Charte et établit un cahier des revendications
Le MNCP compte alors 9 de Maisons de chômeurs
1994 - 1998 : création d'une Plate-forme de mobilisation et de lutte contre le chômage et la précarité. Elle s'appellera Agir Contre le Chômage. Réunissant des militants associatifs, syndicalistes, politiques, des chercheurs , elle ne se définit pas comme un mouvement de chômeurs.
Le MNCP prend une part très active dans l'organisation de Marches contre le chômage . Plusieurs cortèges convergent sur Paris. La Marche de termine en juin 94 par une manifestation réunissant 20 000 personnes.
1996 : Le MNCP adhère à l' E.N.U. (Réseau Européen des Sans-Emploi). Jusqu'en 1998, le Réseau Européen des Sans Emplois organisera des conférences réunissant les associations nationales des différents pays de l'Union Européenne.
Très actif au sein de l'E.N.U., le Mouvement s'inscrit dans le cadre d'une réflexion sur la lutte contre le chômage et du retour à l'emploi au niveau européen. Le Mouvement apportera notamment sa réflexion dans un travail sur « le Plein Emploi », porté par un député européen Ken Coates.
1996 : un appel pour des Marches Européennes contre le chômage est lancé. Un secrétariat est mis en place. Le MNCP y participe activement.
La première coordination régionale du MNCP, une charte régionale du MNCP signée par 34 associations (appui du C.R. Nord pas de Calais)
1997 : les Marches Européennes réunissent 50 000 personnes à Amsterdam venues de 15 pays de l'Union Européenne, également de Bosnie, du Maroc.
Les chômeurs réussissent ce que les syndicats s'étaient montrés incapables de réaliser : une première manifestation véritablement à l'échelle européenne.
1997 - 1998 : Le Mouvement des chômeurs est au plus haut, excédés par la non prise en compte de leurs problèmes, les chômeurs occupent les ASSEDIC et les ANPE.
Des rencontres ont lieu avec le Ministère de l'Emploi, le Mouvement travaille et fait des propositions sur le relèvement des minima sociaux, le cumul des minima et d'un travail rémunéré etc. dans le cadre de la future loi contre les exclusions.
Le MNCP continue de revendiquer sa présence dans les instances, ANPE, AFPA, CASU (Commissions d'Action Sociale d'Urgence)
Un travail s'engage dans le MNCP pour lutter contre l'inégalité des droits des chômeurs ayant 40 ans de cotisation à la sécurité sociale. Les chômeurs allocataires du RMI ou de l'ASS ayant cotisés 40 ans accèdent à un minimum de revenu de 5000F .
La Loi contre les exclusions est votée. Le MNCP sera présent dans les comités de liaisons ANPE, AFPA, DDTEFP, certaines associations locales sont présentes dans les CASU (Commissions d'Action Sociale d'Urgence).
Les associations de chômeurs obtiennent officiellement le droit d'accompagner des demandeurs d'emploi dans leurs relations avec les services publics de l'emploi
Les associations font état des difficultés de mise en place des CASU sur le terrain .
Le MNCP décide de quitter AC ! au congrès de Gennevilliers AC ! ayant modifié ses objectifs initiaux
1999 - 2005
2001 : Présence de Guy Hascouet, secrétaire d'Etat à l'Economie Solidaire à l'Assemblée Générale du MNCP.
Le MNCP adopte sa Charte de l'Economie Solidaire .
2004 : suite à la bataille juridique menée à partir de janvier, 800 000 « recalculés » de l'UNEDIC retrouvent leurs droits
Création des Amis du MNCP : cette association s'est donnée pour missions la collecte de fonds de donateurs et l'élargissement de notre cercle de réflexion. Nous travaillons entre autre avec des personnalités comme Jean-Baptiste de Foucault , Pierre-Yves Cosse, Anciens Commissaires au Plan, Hugue Sibille , Marc Saint-Olive (Caisse des Dépôts et Consignations), Jean Dessessard , Sénateur, Patrick Lenanker , Vice Président des CG SCOP, Emmanuel Pierru , Sociologue, Madeleine Hersent , économiste.
2005 : le MNCP tient son Assemblée Générale à Courcelles - les - Lens, commune de l'ex Metaleurop dont l'association « Chours de Fondeurs » a adhéré au Mouvement.
L' APIC MX , association des anciens salariés de Moulinex adhère au MNCP.
Ces récentes adhésions démontrent la raison d'exister du MNCP : les syndicats de salariés sont aptes à défendre les salariés dans l'entreprise, pas quand ils sont en dehors.
Le MNCP est reçu par le Ministre de l'Emploi Jean Louis Borloo. A l 'issue de la rencontre, un projet de convention entre l'Etat et le MNCP est défini. Notre demande d'être présents dans les Maisons de l'Emploi a non seulement été acceptée mais encouragée avec une phase d'expérimentation pour 5 Maisons de Chômeurs.
Vers un rôle d'alerte pour l'amélioration du quotidien des chômeurs : grâce à la reconnaissance qu'il acquiert, le MNCP a prévenu des situations très difficiles en demandant au Ministre de l'Emploi d'avancer le versement des minima pour l'Ascension.
Le MNCP obtient un appui du Ministère sur certains financements locaux, permettant ainsi aux associations de continuer leur travail de terrain (ex : financements de la DDASS pour Vannes et Toulouse)
2006 : Assemblée Génerale du MNCP à Clermont Ferrand