A.S.T.R.E.
Association Sarthoise
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Travailleurs en Recherche d'Emploi
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La défense des droits

Il faut rappeler l'importance et la spécificité de cette activité de l'ASTRE, en accord avec la Charte de notre fédération le Mouvement National des Chômeurs et Précaires.

Il ne s'agit pas pour nous d'alimenter inconsidérément une agitation sociale, mais simplement d'assurer la défense élémentaire des droits citoyens des demandeurs d'emploi, à un moment où l'opinion, alimentée par certains politiciens, rend les chômeurs responsables d'une situation qui leur est imposée.

 

Priorité à l'accueil individuel

En 2011, 40 personnes demandeurs d'emploi ou en situation précaire ont été reçues par l'ASTRE en entretien individuel pour régler des problèmes de droits.

-Plus de la moitié des situations exposées faisait l'objet de litiges envers Pôle Emploi. Ceux-ci portaient sur des radiations effectuées par un manque de communication, une mauvaise compréhension des imprimés rédigés et imprimés par Pôle Emploi.
-Un quart des sollicitations en terme d'aide provient des employeurs qui ne fournissent pas en temps et en heures les documents nécessaires à l'inscription et à l'indemnisation des personnes licenciées ou en fin de contrat. Les trop-perçus au Pôle Emploi sont aussi une des causes des démarches effectuées auprès de l'ASTRE. Les problèmes de perte de droits liés à des démissions de poste pour des conditions de travail difficile entrainent des effets psychologiques néfastes pour les demandeurs d'emploi.
L'autre quart relève du refus de Pôle Emploi d'accorder le financement de formations.
Notre rôle en matière de défense de droits, d'informations, de conseils et d'orientation auprès des demandeurs d'emploi reste bien une de nos spécificités dans le champ social sarthois.
 

Informations collectives des droits
par notre journal ASTRE Infos

Nous avons abordé successivement dans la rubrique « connaître nos droits »

-   La nouvelle convention UNEDIC (N°106 de janvier/ février 2011)

-  Les différentes instances de défense des droits en Sarthe (N°110 de septembre/octobre 2011)

-  Les démarches de « main courante » et de « porter plainte » (N°111 de novembre décembre 2011)

-  Les nouveaux chiffres à partir de janvier 2012 (N°112 de janvier février 2012)

 

La participation aux comités de liaison

La loi de lutte contre les exclusions de 1998 a instauré des Comités de liaison auprès des échelons locaux de l'ex A.N.P.E devenue Pôle Emploi.

Ils ont été revitalisés suite à une action conjointe du MNCP et de Solidarités Nouvelles face au Chômages notamment au colloque de Bercy en 2009.

Leur fonctionnement au niveau départemental, régional et national a été formalisé officiellement par une délibération du Conseil d'Administration de Pôle Emploi le 16 novembre 2011 :

«  Les comité de liaison …mettent en œuvre une démarche de coopération continue. Ils réunissent au minimum une fois par trimestre les représentants de Pôle emploi et des organisations représentatives des demandeurs d'emploi (associations de chômeurs et organisations syndicales).

Ces comités constituent une instance de dialogue et d'écoute active pour le diagnostic et la construction de réponses innovantes aux attentes et aux besoins des demandeurs d'emploi. Ils sont , à ce titre une source à prendre en compte pour l'amélioration de l'offre de service de Pôle emploi et de ses modalités de délivrance. » article 1er de la délibération.

 

 L'A.S.T.R.E. participe activement à chaque comité de liaison qui se réunit quatre fois par an.

L'A.S.T.R.E. avec les autres associations sarthoises du M.N.C.P. (ASSADE de Sablé sur Sarthe et DEPAR d'Arnage) font des démarches communes auprès des différents Pôles Emploi.

Une grande première, le Comité Départemental de Liaison de Pôle Emploi s'est tenue le mercredi 23 juin dernier à l'ASTRE, 15 personnes y ont participé : ASSADE, DEPAR, Pôle Emploi, les syndicats FO et CFDT, SNC et l'ASTRE.

Cette matinée fut consacrée, entre autre, à la diffusion d'informations sur les Besoins en Main-d'Oeuvre (B.M.O.) de Pôle Emploi.

Les associations de demandeurs d'emploi ont posé différentes questions à Monsieur Bellanger, Directeur Territorial de Pôle Emploi. En voici quelques unes :

·   Avez-vous le taux de retour à l'emploi des personnes en CRP ?

·   Les prestataires de Pôle Emploi sont-ils soumis à une évaluation ?

·   Comment pensez-vous améliorer l'accueil des demandeurs d'emploi dans les agences de Pôle Emploi ?

·   Les radiations ? ? . . . etc.

Beaucoup de questions sont restées sans réponses, ou bien Monsieur Bellanger s'est engagé à nous les donner au prochain Comité Départemental de Liaison qui se tiendra en septembre prochain.

 

La nouvelle convention de l'assurance chômage

Le numéro 107 d'ASTRE Infos est revenu sur cet évènement important qui conditionne le revenu des demandeurs d'emploi.

A l'approche de la négociation entre partenaires sociaux, le MNCP avait demandé que les organisations de chômeurs puissent y être associées à leur niveau de responsabilité. Il a appuyé cette démarche par une pétition en ligne que l'ASTRE a popularisée. De nombreuses personnalités ont signé. Le MNCP a appuyé cette demande par une manifestation devant le Sénat et plusieurs conférences de presse en province.

Sans résultats immédiats.

La nouvelle convention, signée par une majorité de syndicats, sauf la CGT, est entrée en vigueur le 1 er   juin 2011 et sera effective jusqu'à fin décembre 2013.

Elle a essentiellement reconduit la convention précédente, avec l'exigence d'une durée de travail de 4 mois dans les 28 derniers mois pour entrer dans le droit à indemnisation.

Ce qui exclut un grand nombre de précaires et titulaires de CDD et aboutit à une indemnisation pour seulement un chômeur sur deux.

 

Le MNCP revendique un seul type d'allocation pour tous les chômeurs avec :

-   une partie fixe équivalent à 80% du SMIC tant qu'un emploi assurant un niveau de revenu équivalent n'est pas retrouvé

-   une partie proportionnelle au salaire perçu au cours de 12 derniers mois et à durée limitée.
Cette allocation devrait être financée par une caisse unique, un Fonds national pour l'indemnisation alimenté par ;

-   un fond d'Etat qui assure la solidarité nationale pour financer la partie fixe

et un fond d'entreprises pour la partie proportionnelle au salaire alimenté par une cotisation basée sur la valeur ajoutée.

 

 

Autour du RSA et du projet de
7 heures de travail imposées

Le 15 décembre dernier, les organisations de chômeurs, dont le MNCP, ont imposé la voix des chômeurs au sein de la conférence nationale sur l'évaluation du RSA après 2 ans de fonctionnement.

Rappelons que le RSA concernait 1,9 million de foyers en juin 2011 dont 1,4 disposant du RSA socle et 500   000 du RSA activité. Seulement 10 000 jeunes de moins de 25   ans perçoivent le RSA jeune.

Une quarantaine de militants de nos associations, dont Christine Tellier, a envahi la tribune par surprise et Jacqueline Balsan du MNCP Montpellier, a pris la parole au nom des chômeurs.

 

Principales revendications relatives au R.S.A. :

-   une augmentation immédiate de 250   € mensuels,

-   la validation pour la retraite des trimestres pour ceux qui perçoivent le RSA,

-   un RSA jeunes proposés à tous

-   non aux 7 heures hebdomadaires de travail forcé,

-   la participation des associations de chômeurs aux   commissions pluridisciplinaires  des Conseils Généraux,

-   la refonte en un système unique de tous les dispositifs d'indemnisation du chômage.

 

Par ailleurs, tout au long de l'année 2011 s'est développée une campagne stigmatisant les chômeurs et notamment les allocataires du RSA, en insinuant qu'ils se complaisent dans l'assistanat. D'où le projet de leur imposer un travail obligatoire de 7 heures…

Cela a commencé par le dépôt à l'Assemblée Nationale, le 30 mars 2011, d'un projet de loi imposant aux chômeurs indemnisés depuis plus de 6 mois et aux allocataires du RSA des travaux d'intérêt général non rémunérés, assimilant ainsi les chômeurs à des délinquants.

 

Le ministre Laurent Wauquier, à son tour, le 11 mai 2011, réclamait 5 heures de « service social » obligatoire et gratuit pour les personnes au RSA, ce qui a déclenché, le 11 mai, les réactions indignées d'un organisme officiel, le Conseil National des Politiques de Lutte contre la Pauvreté et l'Exclusion sociale (CNLE).

Est venue ensuite la proposition, mise en œuvre dans quelques départements, de 7 heures de travail obligatoire et rémunéré, ce qui ne résoudrait ni le problème d'une rémunération supplémentaire suffisante, ni celui d'une insertion professionnelle adaptée, avec le risque de concurrencer les propositions plus sérieuses de contrats aidés.

Enfin est arrivée la proposition du candidat Sarkozy d'un référendum demandant aux français : les chômeurs ont-ils le droit de refuser un emploi ou une formation, ce qui est une manière honteuse de détourner l'attention sur le manque flagrant d'emplois (500 000 emplois vacants pour 4,5 millions de chômeurs) et de stigmatiser les citoyens les plus en difficulté de la population française.

 



 

 

 

 

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