Principales revendications relatives au R.S.A. :
- une augmentation immédiate de 250 € mensuels,
- la validation pour la retraite des trimestres pour ceux qui perçoivent le RSA,
- un RSA jeunes proposés à tous
- non aux 7 heures hebdomadaires de travail forcé,
- la participation des associations de chômeurs aux commissions pluridisciplinaires des Conseils Généraux,
- la refonte en un système unique de tous les dispositifs d'indemnisation du chômage.
Par ailleurs, tout au long de l'année 2011 s'est développée une campagne stigmatisant les chômeurs et notamment les allocataires du RSA, en insinuant qu'ils se complaisent dans l'assistanat. D'où le projet de leur imposer un travail obligatoire de 7 heures…
Cela a commencé par le dépôt à l'Assemblée Nationale, le 30 mars 2011, d'un projet de loi imposant aux chômeurs indemnisés depuis plus de 6 mois et aux allocataires du RSA des travaux d'intérêt général non rémunérés, assimilant ainsi les chômeurs à des délinquants.
Le ministre Laurent Wauquier, à son tour, le 11 mai 2011, réclamait 5 heures de « service social » obligatoire et gratuit pour les personnes au RSA, ce qui a déclenché, le 11 mai, les réactions indignées d'un organisme officiel, le Conseil National des Politiques de Lutte contre la Pauvreté et l'Exclusion sociale (CNLE).
Est venue ensuite la proposition, mise en œuvre dans quelques départements, de 7 heures de travail obligatoire et rémunéré, ce qui ne résoudrait ni le problème d'une rémunération supplémentaire suffisante, ni celui d'une insertion professionnelle adaptée, avec le risque de concurrencer les propositions plus sérieuses de contrats aidés.
Enfin est arrivée la proposition du candidat Sarkozy d'un référendum demandant aux français : les chômeurs ont-ils le droit de refuser un emploi ou une formation, ce qui est une manière honteuse de détourner l'attention sur le manque flagrant d'emplois (500 000 emplois vacants pour 4,5 millions de chômeurs) et de stigmatiser les citoyens les plus en difficulté de la population française. |